Conférence de Virginie Gonzalez, lors du meet&talk de Konxus media.
Jeudi 2 avril, Virginie, dirigeante de l’agence ho5, prenait la parole lors de la soirée Meet&Talk organisée par Konxus Media à la Villa Fal de Biarritz. Presque 80 personnes réunies autour du thème ÉQUILIBRE(S) – La puissance d’être soi.
Voici ce qu’elle a partagé ce soir-là.
« Quand on devient dirigeant, il existe une image assez précise de ce que l’on est censé être.
Un leader charismatique. Sûr de lui. Stratégique. Décisionnaire.
Pendant un moment, j’ai essayé de correspondre à ce modèle.
Mais très vite, j’ai compris quelque chose : si j’essayais de devenir ce type de dirigeant… je perdrais ce qui faisait ma singularité.
Alors j’ai fait un choix. Diriger cette agence comme moi je savais le faire.
Ma manière de diriger repose beaucoup moins sur le charisme — et beaucoup plus sur la perception. Je ressens les dynamiques. Je capte les non-dits, les silences, les hésitations. Dans une réunion client, je n’écoute pas seulement ce qui est dit. J’observe l’énergie, les contradictions. Très souvent, le vrai sujet n’est pas celui qui est écrit dans le brief.
Ce que je considérais comme une fragilité… était en réalité une force. »
La traversée
« Mais cette sensibilité a un coût — que j’ai appris à mes dépens.
À un moment, tout s’est accumulé. J’allaitais ma fille, dirigeais l’agence, menais le lancement de Konxus. J’étais femme, maman, amie, dirigeante — tout à la fois. Mon corps a lâché. Vertiges, maux de ventre, une fatigue que je n’avais jamais connue. Ma médecin voulait m’arrêter trois mois. Impossible, quand on est dirigeante.
Les vacances sont arrivées. Je n’ai pas pu partir. C’était trop.
J’ai passé une semaine seule à la maison. À dormir. À faire des tours du lac près de chez moi. À méditer en regardant les arbres. J’avais tout vidé — donné mon énergie à tout le monde. Il ne restait plus rien pour moi.
Quelques années plus tard, ma thérapeute a mis des mots dessus : tu es une éponge émotionnelle. Tu captes tout — les besoins de ta fille, de tes proches, de tes collaborateurs, de tes clients. Ce qui rend ton accompagnement d’autant plus juste et perspicace. Mais il faut apprendre à te protéger. À vider les énergies des autres. À reconnaître ta propre valeur — pas comme une performance à prouver, mais comme quelque chose d’intrinsèque.
J’ai compris ce soir-là quelque chose d’essentiel : s’aider soi, c’est la condition pour aider les autres. »
Le marketing heureux
« Cette traversée a tout changé — ma façon de diriger, d’accompagner mes clients, de concevoir mon métier.
Parce que très souvent, lorsque des dirigeants viennent nous voir, ils pensent avoir un problème de communication. Ils disent : nous devons retravailler notre image, améliorer notre visibilité, revoir notre stratégie. Mais en réalité, ce qu’ils traversent est souvent beaucoup plus profond. Une transformation. Un doute. Une évolution personnelle.
Et notre travail devient alors autre chose. Pas seulement accompagner une stratégie de communication. Guider une évolution. »
C’est ainsi qu’est née notre vision du marketing — ce que nous appelons le marketing heureux. Un marketing qui ne cherche pas seulement à vendre, mais à révéler le potentiel d’une entreprise et des femmes et hommes qui la composent. Pour aller vers une version plus consciente, plus alignée, plus puissante.
Pas né d’une stratégie. D’une traversée.
La question que nous vous laissons
Ce soir-là, Virginie a posé une question à la salle. Nous vous la laissons aussi.
« Quelle est la version de vous-même que vous n’avez pas encore osé incarner pleinement ? »
Elle existe. Elle attend. Elle a juste besoin que vous lui fassiez confiance.
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